keur keur keur kikoo lol!

A la demande générale de ma sœur aînée, la tâche me revient de rédiger un article « kikoo-lol ». Waow. Défi difficile… Mais en fait, qu’est ce que le « kikoo-lol »? C’est ça:

Image     Ou encore, ça: Image

ou bien… CA:Image

Bref. Le kikoo-lol (ou kikoulol), c’est tout ce qui relève du cucul, de goût douteux, du trip de la gamine prépubère ou ado en crise. La kikoulol attitude consiste en plusieurs points, que je vais me faire un devoir de vous présenter fort succinctement.

Tout d’abord, un kikou se doit d’aduler cette personne:

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Oui, il s’agit bien de Justin Bieber. Justin, c’est le stéréotype de l’idole kikou. Jeune, succesfull, mèchu… What else? La jeune ado kikou est donc une FAN INCONDITIONNELLE DE JUSTIN BIEBER. 

Une kikou passe aussi sa vie sur msn et/ou facebook à publier des statuts du type: « [[( ye@h trO oUf gueudin, we$h!!! tro kikoooooooo!!! cimer lé mEuf pr se wkEnd de foliiiiiiiiiiiiiie! |] } ❤ ❤ ❤ ❤ ❤ on refé sa tré vite!! «  Notez bien qu’il s’agit aussi d’une caractéristique du kikoulol que d’écrire en langage texto, ainsi que d’appuyer comme des barbares sur les touches des voyelles.

Un kikou a aussi un style vestimentaire particulier: baskets trop grandes, sweat à carreaux noirs et blancs avec des inscriptions roses barbie dessus, celui du danseur de tektonik. Parce que oui,en plus de tout ça,  l’ado kikou a appris à danser la tektonik avec les vidéos de youtube publiées par des camarades kikou! Et il adore ça! Comme ça quand il sort en boîte (parce que les kikous, en plus ils sortent en boîte. pas logique, comme expression. Bref. ) il fait pas trop pitié! (enfin, c’est ce qu’il croit…)

Le kikou a aussi pour principe de ne JAMAIS rater un épisode de Secret story ! Parce que quand même, c’est dangereux pour la santé: il pourrait faire un infarctus si Senna cassait avec Émilie alors qu’il avait le dos tourné. Et ça, c’est franchement pas possible, quoi. Parce que c’est trop dégueulasse de la part de Senna, déjà, alors la pauvre Émilie… Enfin voilà, quoi. Vous voyez l’idée.

Le kikou se prend en photo tout seul en train de faire des bisous. Ou à faire « cheeeeeeese » avec les doigts en forme de V, comme les Coréens devant les monuments Français sur les photos de touristes.Image

Le kikou passe aussi sa vie sur les forums à poser des questions bidons ou scabreuses ou bizarre ou kikou. Ou alors il répond à ces questions.  Exemple: http://www.jeuxvideo.com/forums/1-50-91315514-1-0-1-0-dois-dire-oui-pour-z-v-avec-ma-cousine.htm 

Voilà, Milouze. J’espère que cet article te plaira, et à vous tous, qu’il vous aura permis de bien rire ou de bien vous y reconnaitre, si jamais j’ai l’honneur de compter des kikous dans mes lecteurs.

bizoooooooos!! ❤ ❤ ❤ ❤  é a tré vite pr 1 proch1 articl!  😉 🙂 :*jvou kiff grav

Une dernière pour la route:Image

« Il me faut un séjour qui n’ait pas d’horizon. »

« Mon coeur, lassé de tout, même de l’espérance, 
N’ira plus de ses voeux importuner le sort ; 
Prêtez-moi seulement, vallon de mon enfance, 
Un asile d’un jour pour attendre la mort. « 

Oui, j’aime Lamartine, ET ALORS???!!! Oui, c’est cucul, ET ALORS?? Oui, c’est Romantico-gélatineux-dégoulinant, mais J’AIME CA !  Bon, je ne l’aime peut-être pas autant que FEDERER, mais quand même, quel artiste, quel poète, quel génie de la langue!! Comme ses sentiments sont exprimés avec beauté! aaaaah! Je me pââââme! 

Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes ;
Il serpente, et s’enfonce en un lointain obscur ;
Là le lac immobile étend ses eaux dormantes
Où l’étoile du soir se lève dans l’azur.

Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
Le crépuscule encor jette un dernier rayon ;
Et le char vaporeux de la reine des ombres
Monte, et blanchit déjà les bords de l’horizon.

Quelle puissance évocatrice! Ne voyez-vous pas ce qu’en de si beaux vers il décrit ce qu’il a sous les yeux? Vous me direz que c’est un déprimé de la vie, qu’il n’est pas bien joyeux, et tout ce genre de choses, je sais bien… Mais sa sensibilité, la délicatesse de son âme, la passion de son coeur, le tourment de tout son être, comment les aurait-il mieux exprimer que par ces vers si magnifiques? 

Je sais, je m’emballe. Mais que les scientifiques insensibles me pardonnent, je ne sais rester de marbre devant tant de beauté, devant une telle maitrise de cette langue française que je cherche à maitriser, devant tant de sensibilité… Bon, ok, je la ferme. Et je le laisse conclure:

Quand là feuille des bois tombe dans la prairie,
Le vent du soir s’élève et l’arrache aux vallons ;
Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie :
Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !

(notez que je vous ai épargné Le Lac, dont je sais que beaucoup sont lassés… (les incultes, les insensibles, les paiens, les barbares!! ))

Ah la famille…

Depuis quelques semaines, je suis rentrée dans ma famille, chez mes parents, dans mon bled,  après avoir quitté ma petite piaule d’étudiante, enchainé quelques camps, soirées d’anniversaires ou de fin d’année,  et des babysittings. Me revoilà donc au bercail, dans cette ambiance si particulière d’une famille nombreuse. Bref. Dans une semaine, c’est la rentrée. C’est l’horreur, à la maison! Maman qui prépare ses cours, les deux petites qui se disputent, l’ainée qui rédige son mémoire, l’ado qui fait ses devoirs de vacances de maths… Re-bref, c’est assez agité. Le truc, c’est que moi, j’ai oublié comment on fait pour survivre à ça!! C’est la jungle, ici! Des contrées hostiles, et tout!! Après un an de vie quasi monastique, seule dans ma chambre de pavillon de banlieue, les sœurs, je ne sais plus comment ça marche. Les mamans stressées non plus.

Alors je redécouvre la vie de famille. Les repas sont longs. Les nuits sont écourtées. (Je ne dis pas courtes, parce que si Maman lit ça, elle me prive de dessert jusqu’à la fin des vacances pour mauvaise foi! ;)) Les nerfs et les tympans sont mis à l’épreuve. Le travail n’avance pas. Le linge disparait mystérieusement dans les armoires des petites sœurs. La vaisselle est, elle aussi, beaucoup plus longue que lorsque l’on est seule. De même, la préparation des repas, le ménage, le repassage… ( et patati et patata, toute la journée ça n’arrête pas… !)

Mais la vie de famille, c’est quand même cool. Parce que le café aussi, est plus long. Parce que chanter un gospel seule, c’est moins cool que de le chanter à 10 et à 4 voix. Parce que les petites soeurs, c’est quand même trop chou… (« Devine quel âge j’ai dans mon verre!! ») Parce que pour préparer le diner, je ne suis pas toute seule dans ma cuisine à éplucher mes légumes, et je ne suis pas non plus seule pour les manger. Parce qu’en famille, la vie n’est jamais glauque. Parce qu’en famille, on a des occasions beaucoup plus concrètes de réflexion que dans des dissertations littéraires (du type: « La rentrée est dans une semaine. Dans quel lycée inscrit-on Jacqueline? » Ça c’est du concret!).

Ah la famille… On les zaime bien, hein, les parents, les frères et soeurs… Certes, on est content quand ça s’arrête, mais…

De lingua diversita

(Petite précision quant à ce texte. C’est un écrit de mon année de terminale que je viens de retrouver et qui m’a bien fait rire. Je vous le partage au cas où vous auriez le même humour que moi! Have fun! 😉 )

 

Ö hommes! Voyez ce que , par votre orgueil, vous avez fait! Le tristement célèbre épisode de la tour de Babel en est la cause, hommes, voous parlez un nombre incalculable de langues, qui ne sont jamais les mêmes que celle de votre voisin, et qui sont toute plus éloignées les unes des autres que je le suis des mathématique, qui, de longues années durant, ont pourri ma jeunesse, mon travail, mon bulletin, ma motivatin, mon ambition, ma confiance en moi et ma joie d’apprendre, et dont je suis, ainsi que le lecteur, même si son intelligence ou a vivacité d’esprit laisse autant à désirer que cele de ma soeur, l’aura compris, fort distante, et ont donné, de leur diversité orignelle et du fait de leur constante évolution, des dialectes variés comme le Basque,  ou le Provencal, le Berbère ou le Swahili, le Finno-Ougrien ou le Tchétchène, le Tchèque ou l’Arménien.

Je défie tout homme de savoir parler et même de comprendre, même en étudiant l’étymologie et la psychnalyse ou en faisant un double cursus en lettres Bostwaniennes et charcuterie Hallal et/ou Casher – il en faut pour tous les goûts! – le moindre de ces jargons que toute personne un peu bien élevée qualifiera d’ « intéressante », de crainte, en exprimant sa pensée, de passer pour un goujat, un malotru.

Ainsi, ô hommes, regrettez du plus profond de votre coeur, la diversité des langue, qui vous empêchent de communiquer avec les Touaregs et les Ouzbèks,les Timor-Orientaux et les Vénézuéliens, et surtout, avec les Esquimaux. VOUS N’ÊTES PAS LIBRES!

Citoyens du monde, unissez-vous contre la barrière de la langue!

In hoc linguam* vinces!

 

(* Le Polonais spécifique aux quartiers Nord de Lublin et quartier Nord-Est de la campagne autour de Wadowice, bien entendu!!)