Mariage pour tous: Égalité ou nivellement par le bas?

Comme vous le savez, je ne sais pas me taire, et j’aime l’ouvrir. Du coup, vu que cela fait polémique, et que j’aime aussi polémiquer, je vais donner mon petit avis, ajouter mon grain de sel, et tout ce genre de choses, au débat général ( qui sert sans doute à masquer l’inaction du gouvernement en matière économique.)

Pour moi, tout cela n’est que mépris de tout. Je m’explique. Le mariage, même pour les couples dis hétéros, n’a plus aucune valeur en France: on le trouve désuet, inutile, enfermant. On dit que l’on veut une égalité de tous devant le mariage. On veut donc donner aux homos le droit à quelque chose de complètement dépassé, dévalué, ringard? Ça n’a pas de sens. On veut leur accorder quelque chose de bien pour eux. C’était la démarche du PACS. Pourquoi, maintenant, leur accorder le mariage? L’égalité, répond-on à coup sûr. Mais niveler l’égalité par le bas, c’est… bas.

Après je ne veux pas rentrer dans le débat #UnPapaUneMaman, qui conduit toujours au clash, et à l’agressivité des opposants à ce mouvement, d’après ce que j’ai pu voir sur tweeter, et qui m’a passablement agacée. C’était de la violence verbale gratuite. Mais passons. Tout ce que je veux dire, c’est que, hors questions du droit de l’enfant, du droit à l’égalité, et tout le tintouin,  le « mariage pour tous », c’est du mépris, pas un cadeau.

J’ai envie d’l’ouvrir!!

On est en démocratie? Y parait que oui. La Constitution de la Cinquième République stipule que le peuple peut être consulté par référendum sur les questions importantes. C’est dans les moments comme celui là, où de grandes décisions sont à prendre pour notre pays, que j’aimerais bien que le gouvernement se rappelle qu’il a un peuple  qui a peut-être son avis à donner… Notre gouvernement de gauche socialiste  se targue d’être celui du peuple. Je veux bien. Et même, je suis pour! Mais là, moi qui suis jeune, j’ai envie de l’ouvrir et de donner mon avis, et rien ne se passe! Alors voilà, moi, je demande au gouvernement, du haut de mes 19 ans, de nous accorder un référendum sur la question du mariage pour tous. Juste pour voir si, dans les affaires sérieuses qui nous concernent tous, il nous prend au sérieux. Si, dans ces discussions qui font débat, pour ne pas dire polémique, le point de vue des Français l’ intéresse, ou même, s’il se sent concerné par nos demandes.

Donc je vous exhorte (mes frères, comme dirait St Paul), à faire comme moi, et signer la pétition sur le lien suivant: www.referendum-officiel.fr   , et à faire entendre votre voix de citoyen Français, concerné par les événements actuels!

De mediocritas

Comme pour mon article précédent, l’envie m’est venue d’écrire sans pour autant avoir matière à écrire. Bref, pas d’inspiration. Ou alors, mon TD d’institutions Européennes pour demain matin. Mais je ne veux pas infliger la triste lecture de ma dissertation sur le rôle de la France dans la construction européenne à d’autres que le professeur qui m’en a infligé la rédaction. J’ai donc, cette fois-ci, demandé à mon voisin de classe une idée sur laquelle écrire. Se croyant drôle, il m’a répondu: « La médiocrité féminine. Ou plutôt, juste la médiocrité, sinon c’est un pléonasme. » (alors déjà, grammaticalement ça ne marche pas, parce que « médiocrité » est un nom alors que « féminine » est un adjectif. Il aurait donc du dire que c’était redondant. Enfin passons.) Ahaha! Scrwé Hioubert! Toujourw le mot pour rwire! Bah tu vas voir, Hubert, je vais t’en parler, de la médiocrité!! Ou plutôt, je vais te parler des médiocres. Ca t’aidera peut-être. (Mais en vrai, Hubert, je t’aime bien, c’est promis! 😉 )

Pour moi, déjà, un médiocre ne se rend pas compte qu’il l’est. Ce en quoi je rejoins e personnage de Cyrano de Bergerac dans la pièce de Rostand: « Hélas! Je suis sot à m’en tuer de honte! (dixit Christian) -Mais non! Tu ne l’es pas, puisque tu t’en rends compte! ». Je suis tout à fait d’accord. Un médiocre est aveugle sur ses faiblesses, et ne peut pas y travailler.

« La médiocrité est un garde-fou », écrivait Montaigne. Lui aussi avait bien raison. La médiocrité, on peut la choisir, et par là s’empêcher de prendre trop de risques, puisque « Rien de grand ne comporte la médiocrité. », selon Monsieur de Vauvenargues. On se complait dans sa petite misère médiocre, et on ne fait rien, on n’accomplit rien, on ne réalise aucun rêve, on ne poursuit pas de but, ni de projet qui en vaille la peine… La vie des médiocres doit être d’un ennui sans nom, et surtout sans fin.

 » La médiocrité vient sans qu’on l’appelle ; la qualité, il faut la vouloir violemment. » (F. Mayer) Les médiocres n’ont pas cette  force de rechercher la vertu, la qualité. Certains même ne cherchent pas la force elle-même. La médiocrité, ça se combat, ça se rejette, ça s’expulse. Mais si on la laisse s’installer, alors elle ne va pas se gêner, et va prendre une place colossale, qui ne laissera rien à rien d’autre. Cela est bien résumé par Paulo Coelho: « En ce moment, beaucoup de gens ont renoncé à vivre. Ils ne s’ennuient pas, ils ne pleurent pas, ils se contentent d’attendre que le temps passe. Ils n’ont pas accepté les défis de la vie et elle ne les défie plus. »

Pour finir, Hubert, je t’accorde quand même cette petite citation de Roger Martin du Gard: « C’est toujours l’inlassable médiocrité de la femme qui l’emporte.« , j’espère qu’elle te plaira! 😉