Paris, Paris!

Paris. Capitale de ma France, capitale de la Culture. Ville de lumière. Ville que je ne connaissais pas. Rendez-vous compte! Je n’étais même jamais allée au Louvre! Pour pallier à mon inculture, un ami, que j’appellerai ici Alexandre (comme le Pont Alexandre III, oui, oui!), m’a promenée, moi, petite provinciale assoiffée de découvertes et de culture, dans cette grande Ville inconnue.
Le programme, préparé avec soin à l’avance, m’était soigneusement tenu secret, je découvrais donc chaque nouveauté au fur et à mesure que je la voyais. Première surprise, donc: le Louvre! Le Louvre, mon rêve! Nous voilà donc plongés dans la peinture de la Renaissance, au milieu des Botticelli, des Fra Angelico, de toute cette peinture chatoyante. C’est pour moi la découverte « pour de vrai » de tous ces tableaux vus dans les livres d’histoire, en miniature, au collège, pour illustrer la période. Magique. Tout simplement. Je découvre également tous ces grands tableaux de maîtres que je rêvais de voir : Le Radeau de la Méduse de Géricault (oui, oui, de Géricault!), le Sacre de Napoléon, l’Enlèvement des Sabines, La bataille d’Eylau, la Jeanne d’Arc d’Ingres, et tant d’autres tableaux, devenus mythiques. Seul manque, et ma seule déception : La Liberté guidant le peuple, de Delacroix, en restauration suite au vandalisme dont elle a été victime, tableau qui, vous l’aurez aisément compris, m’est très cher.

Surprise suivante, Alexandre a décidé de m’emmener dans un endroit où « je serais jamais allée sans lui ». Effectivement, ignorant jusqu’à l’existence même de ce musée, je ne risquais pas de le visiter. Et le Musée des Arts et Métiers m’a totalement enthousiasmée. Accessible aux incultes de la science dans mon genre, j’ai pu y découvrir l’évolution des la technique depuis plusieurs siècles à travers horloges, balances, instruments de calcul et de mesure. Sans oublier le pendule de Foucault, l’avion de Blériot et des voitures anciennes. C’est une véritable plongée dans un monde inconnu du Littéraire que j’ai effectuée dans ce musée. Alexandre étant calé sur toutes ces choses-là, j’ai en plus eu la chance d’avoir à ma disposition un guide parfait, et adapté au néant de mes connaissances techniques et scientifiques. Bilan : deux pouces en l’air pour le Musée de Arts et Métiers.

Troisième surprise : Montmartre. Figurez-vous, chers lecteurs, que je n’y étais jamais allée, toute catho que je suis. Ceux qui connaissent ne me contrediront pas : la vue sur Paris est splendide. C’est devant ce panorama que nous avons pris l’apéro : un petit cocktail préparé par Alexandre, sucré, vitaminé, et tout à fait bienvenu après la grimpette jusqu’au Sacré-Cœur. Nous sommes ensuite rentrés dans la Basilique, où (je suis quand-même catho!) j’ai fait une petite pause-Coucou-mon-Jésus , puis nous sommes ressortis, et nous sommes baladés dans les ruelles de la butte, remplies de touristes. La butte des artistes porte bien son nom : partout, peintres, caricaturistes, musiciens proposent leur art à la foule des touristes.

Nous sommes ensuite allés boustifailler dans un petit resto indien tout à fait sympathique, le Gao, qui a été, le temps d’un dîner, le théâtre de discussions politiques, philosophiques, religieuses, et tout ce genre de choses. Cool. Chouette, même.

Enfin, Alexandre m’a emmenée visiter Paris « by night », par voie fluviale : the famous Bateaux-Mouche of Paris ont clôturé notre petit périple Parisien. J’ai donc appris ce soir-là que le Président de l’Assemblée Nationale a un logement de fonction- ce qui est en soir logique mais que j’ignorais- qui se trouve près de Quai d’Orsay. J’ai également découvert que Madame de Staël complotait contre Napoléon. ‘Z avez vu ça, un peu ?

Bref. Merci Alexandre, de m’avoir offert cette journée. Je ne garde pas ces trésors découverts pour moi, tu vois : je les partage à tous. Et le Louvre, j’y retournerai, j’y emmènerai ceux (surtout celui, d’ailleurs) qui me sont chers, et tout ce que j’ai aimé de Paris, je le partage, puisque pour toi, l’amitié, c’est d’abord le partage ! 😉

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De la logique et l’hypocrisie implacable de nos gouvernants

« Le Sénat a décidé d’imposer la devise de la République « liberté, égalité, fraternité » et le drapeau tricolore, au fronton des écoles, collèges et lycées, dans le cadre du projet de loi pour la refondation de l’école dont il a commencé mercredi l’examen des articles. » (le parisien). Cette nouvelle m’a fait bien marrer, il faut le dire. Pourquoi? mais parce que c’est ridicule, de vouloir enseigner aux enfants des valeurs républicaines que l’on est soi-même incapable de vivre et de mettre en application! c’est quand même pas mal scandaleux, de tenter de se donner une image d’exemplarité (« regardez comme je suis bien! j’apprends aux enfants comment on est un bon français! liberté, égalité, fraternité seront à leur bouche dès leur plus jeune âge! »), alors que tout prouve à grands cris le contraire!

Et mettre les enfants à l’école dès leurs 3 ans, Messieurs les Sénateurs, sachez que n’importe quel manuel de psycho de l’enfant pour débutant le déconseille! renseignez-vous, avant d’agir! prenez conseil! mais n’imposez pas, par vos lois, votre idéologie à l’enfant! l’éducation de base, c’est à la famille de la donner (oui, vous savez, ce truc bizarre, la famille… Un papa, une maman et leur progéniture!), pas à votre système éducatif vaseux et idéologique, qu’on se le dise! cohérence, que diantre!! on parle de transparence, mais cela ne commence-t-il pas d’abord et avant tout par une cohérence entre la réalité et les décisions?

Liberté, Liberté chérie, combats avec tes défenseurs!

Ce cher Pierre Bergé… Quand s’arrêtera-t-il ? Nouveauté de l’homme d’affaire : Il faut « faire soigner  » les maires qui refuseraient de célébrer des mariages homosexuels. C’est sûr qu’avoir une pensée différente de la sienne et de toute sa Gauche, c’est une tare, une maladie, un fléau ! Mieux que les faire soigner, c’est les interner qu’il faudrait ! Monsieur Bergé, que je respecte profondément malgré nos différends et malgré l’agressivité, voire la violence, dont il fait preuve dans ses propos à l’encontre des opposants du mariage pour Tous, est allé trop loin, dans ce cas précis.

« Le président François Hollande, que j’admire, a fait une erreur en parlant de la liberté de conscience. « . Parce qu’en effet, pour Monsieur Pierre Bergé, la liberté de conscience est réservée à une élite : celle qui pense comme lui. Celle qui, comme lui, se targue de grandeur d’âme, d’oubli de soi pour le seul bien commun, mais qui, en réalité, ne se préoccupe que de son orgueil personnel.

 » Il n’y a pas de liberté de conscience vis-à-vis des lois de la République. On doit les appliquer et puis c’est tout « , continue-t-il, en écho à ce slogan de la Révolution Française, période de faste, de paix, et de grandeur françaises par excellence : «  Pas de liberté pour les ennemis de la Liberté « . Si dans le pays même dits « des Droits de l’Homme » (appellation de plus en plus mensongère, n’en déplaise à notre Gauche nationale), l’opposition n’a plus droit à la Liberté, que devient l’essence même de la Liberté ? Et que devenons-nous ? Qu’advient-il de notre dignité humaine , finalement, qui consiste en grande partie en l’exercice de la liberté ?

Je rappelle pour l’histoire que ce même Pierre Bergé s’exprimait en ces mots il n’y a pas si longtemps, en 2004 : « Nous demandons aux maires de France [d’enfreindre la loi pour] célébrer des unions entre personnes du même sexe. » . Tout à fait normal, n’est-ce pas ? Quel front, tout de même, de se placer ainsi au-dessus de la loi, cette loi qui tend à garantir le bien de la société, qui garantit les bonnes relations entre les citoyens…

Cela ne vous choque-t-il pas, vous, citoyens Français, héritiers de la Révolution Française, héritiers de ceux qui se sont battus pour obtenir un peu de Liberté, cette Liberté même qu’aujourd’hui on tente de nous ôter jusqu’à ce qu’elle a de plus intime : la conscience ? Français, levez-vous ! Ceci n’est pas une exhortation à aller manifester ou quoi que ce soit. Je vous appelle simplement à conserver intacte votre conscience, à bichonner votre pensée, vos opinions, à les défendre quoi qu’il arrive. Et surtout, à ne pas vous laisser endoctriner par la démagogie totalitaire des hommes influents de ce pays. Prenez conscience de votre citoyenneté, cette citoyenneté française dont vous devez être fiers, et qui vous garantit -par héritage mais aussi par la loi- la liberté de penser et d’expression, la liberté de conscience, la Liberté de penser par vous même !

La désillusion d’une note de mémoire…

Aujourd’hui, j’ai reçu ma note, couronnement  de longs mois de travail sur Paul Verlaine. Mon sujet: « Le bonheur et la joie dans la poésie de Paul Verlaine ». Passionnant pour ceux que ça passionne, comme dirait mon prof de linguistique. 13. On me dira que ce n’est pas trop mal. C’est vrai. C’est pas trop mal. Mais c’est pas bien pour autant. Et quelle est la raison évoquée par mon tuteur pour justifier cette note? Le trop peu de citations. Ok. Mais aussi la présence de poèmes érotiques de Verlaine dans mon corpus et mon paragraphe de 22 lignes les analysant. Commentaire: «  »Pas nécessaire, pas la peine de citer ». Faudrait savoir… Est-ce parce qu’il est trop infamant de parler de zizi qu’il faut éviter de citer, et se contenter d’évoquer les poèmes bucoliques et charmants, à la limite du « kikoulol » pour éviter de choquer les bonnes mœurs? Mais mon cher Monsieur, Verlaine n’était pas Maurice Carême, qu’alliez vous penser? Que sa poésie ne parle que de petits oiseaux et fleurs dans les prés? Non, Monsieur. Verlaine avait des mœurs passablement dissolues, qu’il évoquait sans retenue dans sa poésie. Et il était normal, voire nécessaire, de citer dans mon travail. Vous avez rayé, dans mon corpus, les quelques poèmes érotiques que j’avais osé y placer. Les plus trash comme les plus jolis. Parce que oui, Monsieur, on peut parler joliment de sexe et de débauche. Surtout quand on s’appelle Verlaine. Alors siouplait, soyez cool pour l’oral, promis, je ne citerai pas les poèmes qui évoquent le dessous de la ceinture!