Mon petit point sur les municipales, ou mes quelques raisons de râler pendant l’entre-deux tours

Aujourd’hui, je fais un petit florilège des différents comportements, réflexions, allocutions, et tout ce genre de choses, qui m’exaspèrent, pendant cet entre-deux tours des élections municipales. Et il y en a quelques uns qui justifieraient le retour de la peine de mort sur notre territoire… <second degré> <– je précise, on ne sait jamais… 

Tout d’abord, les hurlements de la gauche face à la montée du Front National. Ce PS qui crie au scandale alors qu’il est le premier responsable de cette exacerbation des idées opposées aux leurs, ce PS qui crie à l’assassinat organisé de la démocratie, alors que lui même l’extermine en refusant de voir que les Français hurlent leur ras-le-bol, ce PS qui appelle, pour faire respecter leur sacro-sainte « démocratie », à tout faire pour que le FN n’obtienne pas de siège en mairie, alors même que le vote pour le FN est la preuve même qu’il reste encore un peu de voix au peuple dans notre pays… Ce PS, donc, me rend folle de rage. Quelle incohérence! Quelle folie, même! Pour s’opposer à un parti, il tue la démocratie. Car ôter à ses électeurs la possibilité de voter pour eux, c’est empêcher une partie des Français de s’exprimer. Et empêcher les électeurs dudit parti auquel ils sont opposés d’obtenir par les urnes ce qu’ils demandent, c’est aussi mépriser la démocratie. Et le tout, en se targuant de sauver notre pauvre France. Mais oui.

Ensuite, cette connerie du PCD. Je sais, c’est mal de dire des gros mots, mais là, « bêtise » ou « ânerie » ne suffit pas. Boycotter NKM, c’est donner Paris à Hidalgo. Qu’est ce qui est pire? La gastro ou la peste ET le choléra? NKM, je ne l’aime pas. Mais si j’étais parisienne, j’irais voter pour elle plutôt que d’avoir Hidalgo à la tête de la ville. Pour le coup, le PCD aurait du prendre sur lui. Ok, Nathalie n’a pas été ultra cool avec eux, et même carrément grossière. Mais appeler à voter contre elle, cela veut dire mettre fin à la présence concrète du PCD dans le paysage politique français, parce que cela va très probablement mettre fin à la collaboration avec l’UMP. Bref, big fail du PCD.

 

Troisième point, et après je m’arrête parce que j’ai un plan détaillé à rendre dans 4 jours et que je n’ai pas fini le bouquin, c’est les petites phrases minables de Najat Vallaud Belkacem. La nana qui croit que sa belle gueule et ses tailleurs Zadig & Voltaire (« Made in France … ou pas…) lui permettent de dire tout et n’importe quoi. À moins que ce ne soit son appartenance au Parti. Exemple:

 « Honnêtement, quand on sait ce qu’est le programme et les thèses du Front national, quand on sait que ce parti (..) comporte dans ses listes un bon nombre de candidats fascistes – j’invite tous les électeurs à aller regarder de qui on parle exactement, qui se sont d’ailleurs fait connaitre en réclamant un camp où concentrer les Roms, en comparant Mein Kampf et le Coran … – quand on sait quel est le programme du FN pour les municipalités … !C’est quoi le programme ? Obliger tous les enfants dans les cantines à manger du jambon ? Obliger les bibliothèques municipales à s’abonner au journal Minute ? On a connu le FN à la tête de certaines municipales dans les années 90, on sait ce que ça a donné le népotisme, les affaires, le surendettement des villes … L’heure est grave et j’aimerais que les grands partis républicains aient un discours clair sur ce qu’ils pensent du FN. »

Comment lui expliquer que la question n’est pas là, qu’elle déplace le débat, et que les Français se foutent du jambon à la cantine? (Pour la petite histoire, j’ai un jour accompagné mes cousins à l’école un vendredi de Carême. Le menu étant « rôti de porc », ils avaient demandé à avoir un oeuf dur à la place, comme le peuvent les petits musulmans qui ne mangent pas de porc. Et cela leur avait été refusé). Quant à avoir le journal Minute dans les bibliothèques, je ne vois pas pourquoi cela devrait être interdit, quand on y trouve Libé, organe du PCF, le canard enchaîné ou Charlie Hebdo…  Bref. La question n’est pas là. Madame la bombasse-du-gouvernement extrapole complètement. Et calque sur les gens les idées qu’elle s’en fait, en grossissant vulgairement les traits qui ne lui plaisent pas. Et invente des pseudos articles de programme municipaux complètement absurdes qui ne peuvent que choquer. Mais cela, c’est exactement ce que l’on appelle de la désinformation, pour ne pas dire du mensonge. Quant à appeler les grands partis à avoir un avis sur le FN, c’est très très con. Parce qu’ils en ont tous un, d’une part, et que, d’autre part, à l’heure de la fin du bipartisme français, le FN EST un grand parti, en France. Que l’on trouve ça cool ou non. (Je précise ici que je ne suis pas une frontiste fascisante ou quoi que ce soit. Je me réjouis cependant de la montée en puissance de ce parti, qui exprime le peu de liberté d’expression qui nous reste, et représente un gros pied de nez à notre gauche nationale. Pour ne pas dire une quenelle… 😉 )

Bref. Le comportement des politiciens, pendant cet entre-deux-tours, me semble, une fois de plus, et pour changer un peu de l’admiration que je leur porte hors période électorale ( <second degré> <– même topo) , franchement lamentable, si ce n’est « minable », pour reprendre les mots de Jean-Marc Ayrault au sujet de Gérard Depardieu, que je commence à sérieusement envier de vivre à l’étranger…

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Profanation à Montmartre: toujours cette absence de réactions…

Ce matin, la Basilique du Sacré Coeur de Montmartre a été retrouvée profanée. Des tags sur ses portes et son parvis appellent à « brûler les chapelles », notamment. Il est 12h45, à l’heure où j’écris. Et nulle réaction de quiconque. Aucune retombée dans les médias nationaux.  Seuls quelques sites d’information cathos en parlent. C’est tout. Et pourtant, Montmartre, ce n’est pas seulement un lieu de culte, c’est aussi un lieu historique de Paris, et un lieu touristique. Si l’Arc de Triomphe avait été taggé, la France entière aurait crié à la profanation de la tombe du Soldat Inconnu, au mépris de la République, etc. Et elle aurait raison, la France entière, de crier au scandale.

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Mais là encore, le problème est le deux poids- deux mesures qui existe en France. Mesdames Hidalgo et Kosciusko-Morizet, êtes-vous donc trop occupées par votre campagne électorale et par la pollution pour vous soucier de ce qui se passe réellement à Paris, et qui touche les Catholiques de toute la France, en plus de ceux dont vous voulez être la représentante? Monsieur le Ministre de l’Intérieur, vous qui réagissez si vite à des « quenelles », vous qui avez été si prompt à condamner la profanation d’une salle de prière musulmane de Gironde (il ne s’agissait pas d’une mosquée), en août dernier, celle d’une église doit-elle vous laisser indifférent? Vous qui avez la charge, entre autres, du patrimoine de France, laisserez vous passer cette dégradation d’un haut lieu de la Capitale?

Il faut croire que oui. Pour changer. Comme pour la Madeleine profanée par les Femen, comme pour Notre Dame de Paris, victime des mêmes furies, comme pour toutes ces agressions à l’encontre des Chrétiens. Cela passe visiblement loin au dessus de la tête  de notre Ministre de l’Intérieur.  Mais à part ça, tout va bien en France. On condamne les méchants Russes oppresseurs du pauvre Ukrainien, on enfonce la Syrie, qui est vraiment très méchante avec ses voisins, on s’ingère dans les affaires internes du reste du monde. Mais la défense de la liberté de pensée et de le religion au sein même de nos propres frontières, ce n’est visiblement pas la priorité. Tout va bien en France.

Petite modification post-publication : M. Delanoë vient de publier un communiqué dans lequel il condamne ces actes. Je l’en remercie vivement, et invite tous ses copains politiciens à en prendre de la graine.

 

Deuxième modification post-publication: Mme NKM a condamné cette profanation dans un tweet (c’est déjà ça…), de même que Mme Hidalgo (celle la même qui a dans sa liste un collaborateur qui verrait d’un très bon oeil la destruction totale de la Basilique…), et que M. Copé, président de l’UMP.  On attend en revanche toujours la réaction de notre ministre des Cultes préféré, qui n’a pourtant plus d’affaire Dieudonné à gérer…

Inna Modja, Jedi de la lutte contre les violences conjugales

L’info date un peu, mais reste néanmoins intéressante, et l’action louable: Inna Modja, chanteuse malienne, interprète notamment de « French Cancan », vient de sortir une nouvelle chanson: La Valse de Marylore. Le court métrage qui l’accompagne, réalisé par Marco Conti Siki, met en scène trois couples, dont l’un des membres est victime des coups portés par son compagnon (ou sa compagne, puisqu’évidemment, le politiquement correct passant partout, il fallait mettre en scène un couple homo). Ce clip vidéo, sorti le 8 mars, pour la journée de la femme, est soutenu par le Comité ONU Femmes France.

 

Ceux qui me lisent depuis longtemps et qui commencent à cerner ma personne ne seront pas surpris d’apprendre que je trouve la musique assez basique, et peu intéressante. Cependant, je trouve que l’initiative d’Inna Modja est belle. Ayant elle-même subi une excision lorsqu’elle était enfant, au Mali, elle est particulièrement bien placée pour pouvoir parler des violences faites aux femmes, qui, même en France, sont encore très (trop) courantes, puisque presque 150 femmes sont mortes cette année sous les coups de leur conjoint. Comme quoi, cela n’arrive pas qu’aux autres, dans des pays lointains peuplés de tribus plus ou moins bizarres…

Pour finir (oui, aujourd’hui je fais court…) , je suis heureuse de constater qu’il y a encore des personnes capables de jugement, et de faire des beaux clips, fondés sur des faits, et pas des fictions absurdes comme Lisa Azuellos dans cette parodie de mariage bourgeois, avec Julie Gayet et Alexandre Astier, liant une gamine de 10 ans à un vieux libidineux… Je précise que je sais que les mariages forcés existent. Mais ils ne sont plus présents dans cette catégorie de la société française, et aujourd’hui, on ne marie plus les enfants à cet âge là, en France. Il faut vivre avec son temps, et accepter de montrer les choses comme elles sont, comme le fait Inna Modja. Dans ce court métrage, que je trouve ridicule, inutilement choquant, et stigmatisant pour la classe aisée, Lisa Azuellos veut montrer la réalité du mariage forcé dans certaines cultures, et présent en France, au sein même de ces cultures implantées ici, à travers une famille dont la culture n’est pas en accord avec ce genre de traditions. « Ce film est mon cri à moi pour que l’on puisse entendre le leur. Et que cesse l’idée que cela puisse être une normalité », dit la réalisatrice. Ah oui, parce que pour elle, c’est une idée qui est encore normale??

Ce genre de clips minables me fait d’autant plus apprécier la beauté de celui d’Inna Modja, et son bien-fondé. Sans parler de son esthétique, qui en fait un joli petit bijou du clip. Je plussoie. 

 

Mais lâchez donc Poutine!!

Poutine, ce monstre, ce yéti, ce Staline des temps modernes, cet homophobe, ce pourfendeur des Tchétchènes, ce bouffeur de démocratie, ce colonisateur, cet impérialiste, ce tyran… Quel défaut ne lui a-t-on pas encore imputé? Quel crime n’a-t-il pas encore commis?

La crise en Ukraine est un fait grave, et dont les conséquences peuvent être dramatiques à l’échelle européenne, voire mondiale. Mais Poutine n’en est pas la cause. La cause, c’est la mauvaise politique de Ianoukovitch, et c’est la réaction du peuple ukrainien aux abus de son Président. Je n’excuse pas Ianoukovitch, et je ne cherche pas à enfoncer les Ukrainiens. Seulement, je pense qu’il faut remettre les choses à leur place.

Poutine soutient Ianoukovitch. Ok, ce n’est pas forcément la meilleure chose à faire. Cela dit, le Ianoukovitch en question a été élu démocratiquement. Les élections n’ont pas été truquées ou falsifiées: les Ukrainiens ont fait une bourde en élisant un président peu recommandable. Là encore, Poutine n’y peut rien. Et s’il soutient Ianoukovitch, c’est parce que c’est lui le président légitime d’Ukraine. Bon, ok, aussi un peu parce qu’il est pro-russe, je vous l’accorde. Mais c’est normal de la part d’un chef d’état de défendre les intérêts de son pays, et dans le cas présent, conserver un allié en Ukraine plutôt que d’être mitoyen d’un pays hostile, voire ennemi. Donc oui, soutenir un tyran, un mauvais chef d’état, dans le cas présent, n’est pas une aberration, puisque cela concorde avec les intérêts du pays. (Y en a bien qui soutiennent Hollande, dans une moindre mesure… !)

Soutenir le gouvernement légitime d’un pays, c’est ce que devraient faire tous les états qui se mêlent de cette crise, et toutes les organisations internationales. Car c’est là la norme et la justice. S’ils n’approuvent ou n’apprécient pas ce chef d’état, ils devraient prendre leur mal en patience, et prier pour que les élections suivantes tournent à l’avantage de leur chouchou. Même si l’action de Ianoukovitch ne sert pas les intérêts de leur pays, ces gouvernements n’ont pas à soutenir une révolution qui axe sa révolte sur la violence.

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Les droits de l’homme que nous, pays de l’Union Européenne, avec nos copains d’outre-Atlantique, défendons avec passion et virulence devrait commencer par là. Les révoltés de la Place Maïdan ont violé les droits de l’homme les premiers, en méprisant la démocratie qui avait portée Ianoukovitch au pouvoir, en embauchant (paraît-il) des snipers pour tirer sur la police. Ianoukovitch a riposté, certes. Mais face à une émeute, que faire d’autre qu’envoyer la police anti-émeute ? Face à une révolte violente, comment réagir pour calmer la foule ? Il aurait pu démissionner. Je vous l’accorde. Mais sa riposte armée ne me surprend pas. Elle est choquante car elle fait des morts parmi les civils. Et rien ne justifie cela. Cependant, je conçois que le président Ukrainien ait été déstabilisé et qu’il ait eu recours à cette violence. Et par dessus tout, la peur, je pense, a guidé ses décisions. Vu l’état de la foule, Ianoukovitch a du craindre pour sa vie, ce qui est absolument logique et normal dans une telle situation.

Pour en revenir à Poutine, là encore, il n’a été en rien responsable de ces problèmes, qui sont pourtant la source de toute la crise actuelle en Ukraine et en Europe. Les vues sur la Crimée qu’on lui impute ne sont pas encore avérées : c’est, pour moi, une interprétation des actes de Poutine, et une diabolisation étudiée et systématique de tout ce qui émane de lui. S’il y a envoyé des troupes, pour moi, c’est encore une fois dans l’intérêt de son pays : défendre une population qui le soutient, lui, son pays et son régime, est un acte politique et stratégique. En soutenant les pro-russes de Crimée, Poutine s’octroie le soutien indéfectible de cette minorité, ce qui peut avoir un poids important dans la suite des événements, à l’heure où nul ne sait comment toute cette histoire va finir…