Le docteur Bonnemaison acquitté: légalisation anticipée de l’euthanasie.

Ça y est, la porte est ouverte à tout. Un médecin empoisonneur acquitté par la cour d’assises, et 7 personnes âgées décédées auxquelles on n’a pas rendu justice. Joli bilan. La sphère pro-euthanasie jubile, les défenseurs de la vie dépriment. 

Mais faut-il rappeler que, jusqu’à nouvel ordre, cet acte devrait être puni par la loi? Empoisonner 7 personnes, fussent-elles en fin de vie, peut-il rester impuni? Il faut croire que dans notre France, oui, c’est possible. Le docteur Bonnemaison est même autorisé à continuer d’exercer. Et pourquoi pas à récidiver, aussi?  » Cela fait partie du devoir du médecin d’accompagner ses patients jusqu’au bout du bout », a-t-il expliqué. Et d’ailleurs, quand le bout est trop au bout, on le rapproche un peu, c’est bien cela? Accompagner jusqu’au bout, ce n’est pas interrompre, au contraire! 

Le docteur Bonnemaison a prêté le serment de l’ordre Français des Médecins. Il a donc prononcé ces mots : « Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. ». Donc en plus d’être un assassin, c’est un parjure. Et selon le serment d’Hippocrate , « Si je remplis ce serment sans l’enfreindre, qu’il me soit donné de jouir heureusement de la vie et de ma profession, honoré à jamais des hommes ; si je le viole et que je me parjure, puissé-je avoir un sort contraire et mourir dans la tristesse. » Je ne souhaite pas à cet homme de mourir dans la tristesse. Cependant, il a juré cela. Il s’y est engagé. Et a fait marche arrière. 

On me dira que de toute façon, ces personnes allaient mourir, qu’elle étaient en fin de vie. Fort bien. Mais vous aussi, allez mourir! Dans des délais plus ou moins long, mais chacun de nous va mourir. Et pour autant, nul n’est autorisé à vous donner la mort. Les malades sont-ils donc des sous-hommes, pour que ce droit élémentaire à la vie leur soit enlevé?? 

« Vous n’êtes pas un assassin, vous n’êtes pas un empoisonneur », a affirmé le Procureur. Et si on lui offrait un dictionnaire? Un homme qui en empoisonne un autre EST un empoisonneur! Quoi d’autre? Vu comme ça, un homme qui braque une banque n’est pas un braqueur, un violeur n’est pas un délinquant sexuel, et une femme battue n’est pas victime de violence conjugale! 

Le juge a adressé ces mots à Bonnemaison: «Vous avez agi en médecin, mais en médecin qui s’est trompé». Comment lui dire que lui-même a agi en juriste, mais en juriste qui s’est trompé?

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