La nuit aux Invalides, ce havre d’amour de la France glorieuse

Aujourd’hui, petit point culture et petit point « j’ai aimé ». Ca faisait longtemps que je n’avais pas parlé de trucs sympas ici, c’est le moment où je m’y remets. 🙂

Je suis donc allée la semaine dernière voir le son et lumières « La Nuit aux Invalides ». Et n’en déplaise à mon amie russe qui était avec moi et qui a trouvé que ça ne valait pas ce qu’il y a en Sainte Russie, moi, j’ai trouvé ça rudement chouette. Et même mieux que ça. Un véritable hymne à la France et à son histoire à travers cette fresque historique, depuis la création des Invalides par Louis XIV jusqu’à aujourd’hui. A travers la Révolution française, l’Empire, les guerres mondiales, tous ces siècles d’histoire, les Invalides se tiennent là, en plein Paris, et racontent leur histoire.

Des effets lumineux magnifiques, un choix des musiques irréprochable, un récit prenant, une ambiance presque recueillie, et une émotion générale: voilà ce que je retiendrai de cette soirée.

C’est un véritable à l’histoire de France que nous avons vu ce soir là. Napoléon et la grande époque de l’Empire on repris vie sous nos yeux, après la sanglante représentation de la Révolution Française, laissant les Invalides ravagés et presque en ruines sous nos yeux. La première guerre mondiale, ensuite, a détruit le célèbre monument, sans cesse rebâti.

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Des décors splendides, des effets lumineux magnifiques et spectaculaires, une vraie réussite, selon moi.

Petit hic? Oui. Hormis l’oeil de Sauron qui apparaît au tout début sur chacune des soixante oeil-de-boeuf qui donnent sur la cour, plus amusants qu’autre chose, les drapeaux de l’UE, de l’OTAN puis de l’ONU qui apparaissent à la fin sur les murs m’ont plus irrité qu’autre chose. Comme si ces entités supranationales avaient apporté quoi que ce soit à l’histoire des Invalides… Certes, des soldats Français sont morts ou ont été blessé et se battent au nom de ces organisations. Mais ces références détonnaient complètement avec l’hommage à la France historique, la France seule et fièrement autonome de nos ancêtres.

Vous êtes donc prévenus: il faut aller voir ce magnifique spectacle, plein d’amour patriotique et de révérence pour les grands hommes qui ont fait la France. AU pire, fermez les yeux sur les dernières minutes, mais régalez-vous!

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Inna Modja, Jedi de la lutte contre les violences conjugales

L’info date un peu, mais reste néanmoins intéressante, et l’action louable: Inna Modja, chanteuse malienne, interprète notamment de « French Cancan », vient de sortir une nouvelle chanson: La Valse de Marylore. Le court métrage qui l’accompagne, réalisé par Marco Conti Siki, met en scène trois couples, dont l’un des membres est victime des coups portés par son compagnon (ou sa compagne, puisqu’évidemment, le politiquement correct passant partout, il fallait mettre en scène un couple homo). Ce clip vidéo, sorti le 8 mars, pour la journée de la femme, est soutenu par le Comité ONU Femmes France.

 

Ceux qui me lisent depuis longtemps et qui commencent à cerner ma personne ne seront pas surpris d’apprendre que je trouve la musique assez basique, et peu intéressante. Cependant, je trouve que l’initiative d’Inna Modja est belle. Ayant elle-même subi une excision lorsqu’elle était enfant, au Mali, elle est particulièrement bien placée pour pouvoir parler des violences faites aux femmes, qui, même en France, sont encore très (trop) courantes, puisque presque 150 femmes sont mortes cette année sous les coups de leur conjoint. Comme quoi, cela n’arrive pas qu’aux autres, dans des pays lointains peuplés de tribus plus ou moins bizarres…

Pour finir (oui, aujourd’hui je fais court…) , je suis heureuse de constater qu’il y a encore des personnes capables de jugement, et de faire des beaux clips, fondés sur des faits, et pas des fictions absurdes comme Lisa Azuellos dans cette parodie de mariage bourgeois, avec Julie Gayet et Alexandre Astier, liant une gamine de 10 ans à un vieux libidineux… Je précise que je sais que les mariages forcés existent. Mais ils ne sont plus présents dans cette catégorie de la société française, et aujourd’hui, on ne marie plus les enfants à cet âge là, en France. Il faut vivre avec son temps, et accepter de montrer les choses comme elles sont, comme le fait Inna Modja. Dans ce court métrage, que je trouve ridicule, inutilement choquant, et stigmatisant pour la classe aisée, Lisa Azuellos veut montrer la réalité du mariage forcé dans certaines cultures, et présent en France, au sein même de ces cultures implantées ici, à travers une famille dont la culture n’est pas en accord avec ce genre de traditions. « Ce film est mon cri à moi pour que l’on puisse entendre le leur. Et que cesse l’idée que cela puisse être une normalité », dit la réalisatrice. Ah oui, parce que pour elle, c’est une idée qui est encore normale??

Ce genre de clips minables me fait d’autant plus apprécier la beauté de celui d’Inna Modja, et son bien-fondé. Sans parler de son esthétique, qui en fait un joli petit bijou du clip. Je plussoie. 

 

Paris, Paris!

Paris. Capitale de ma France, capitale de la Culture. Ville de lumière. Ville que je ne connaissais pas. Rendez-vous compte! Je n’étais même jamais allée au Louvre! Pour pallier à mon inculture, un ami, que j’appellerai ici Alexandre (comme le Pont Alexandre III, oui, oui!), m’a promenée, moi, petite provinciale assoiffée de découvertes et de culture, dans cette grande Ville inconnue.
Le programme, préparé avec soin à l’avance, m’était soigneusement tenu secret, je découvrais donc chaque nouveauté au fur et à mesure que je la voyais. Première surprise, donc: le Louvre! Le Louvre, mon rêve! Nous voilà donc plongés dans la peinture de la Renaissance, au milieu des Botticelli, des Fra Angelico, de toute cette peinture chatoyante. C’est pour moi la découverte « pour de vrai » de tous ces tableaux vus dans les livres d’histoire, en miniature, au collège, pour illustrer la période. Magique. Tout simplement. Je découvre également tous ces grands tableaux de maîtres que je rêvais de voir : Le Radeau de la Méduse de Géricault (oui, oui, de Géricault!), le Sacre de Napoléon, l’Enlèvement des Sabines, La bataille d’Eylau, la Jeanne d’Arc d’Ingres, et tant d’autres tableaux, devenus mythiques. Seul manque, et ma seule déception : La Liberté guidant le peuple, de Delacroix, en restauration suite au vandalisme dont elle a été victime, tableau qui, vous l’aurez aisément compris, m’est très cher.

Surprise suivante, Alexandre a décidé de m’emmener dans un endroit où « je serais jamais allée sans lui ». Effectivement, ignorant jusqu’à l’existence même de ce musée, je ne risquais pas de le visiter. Et le Musée des Arts et Métiers m’a totalement enthousiasmée. Accessible aux incultes de la science dans mon genre, j’ai pu y découvrir l’évolution des la technique depuis plusieurs siècles à travers horloges, balances, instruments de calcul et de mesure. Sans oublier le pendule de Foucault, l’avion de Blériot et des voitures anciennes. C’est une véritable plongée dans un monde inconnu du Littéraire que j’ai effectuée dans ce musée. Alexandre étant calé sur toutes ces choses-là, j’ai en plus eu la chance d’avoir à ma disposition un guide parfait, et adapté au néant de mes connaissances techniques et scientifiques. Bilan : deux pouces en l’air pour le Musée de Arts et Métiers.

Troisième surprise : Montmartre. Figurez-vous, chers lecteurs, que je n’y étais jamais allée, toute catho que je suis. Ceux qui connaissent ne me contrediront pas : la vue sur Paris est splendide. C’est devant ce panorama que nous avons pris l’apéro : un petit cocktail préparé par Alexandre, sucré, vitaminé, et tout à fait bienvenu après la grimpette jusqu’au Sacré-Cœur. Nous sommes ensuite rentrés dans la Basilique, où (je suis quand-même catho!) j’ai fait une petite pause-Coucou-mon-Jésus , puis nous sommes ressortis, et nous sommes baladés dans les ruelles de la butte, remplies de touristes. La butte des artistes porte bien son nom : partout, peintres, caricaturistes, musiciens proposent leur art à la foule des touristes.

Nous sommes ensuite allés boustifailler dans un petit resto indien tout à fait sympathique, le Gao, qui a été, le temps d’un dîner, le théâtre de discussions politiques, philosophiques, religieuses, et tout ce genre de choses. Cool. Chouette, même.

Enfin, Alexandre m’a emmenée visiter Paris « by night », par voie fluviale : the famous Bateaux-Mouche of Paris ont clôturé notre petit périple Parisien. J’ai donc appris ce soir-là que le Président de l’Assemblée Nationale a un logement de fonction- ce qui est en soir logique mais que j’ignorais- qui se trouve près de Quai d’Orsay. J’ai également découvert que Madame de Staël complotait contre Napoléon. ‘Z avez vu ça, un peu ?

Bref. Merci Alexandre, de m’avoir offert cette journée. Je ne garde pas ces trésors découverts pour moi, tu vois : je les partage à tous. Et le Louvre, j’y retournerai, j’y emmènerai ceux (surtout celui, d’ailleurs) qui me sont chers, et tout ce que j’ai aimé de Paris, je le partage, puisque pour toi, l’amitié, c’est d’abord le partage ! 😉